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Le Château de Chaumont sur Loire, situé entre Amboise et Blois, en France. Il fait l’objet de classements au titre des monuments historiques par la liste de 1840, ainsi qu’en 1937 et 1955. Sur un promontoire perché à 40 mètres au-dessus de la Loire, le Domaine régional de Chaumont-sur-Loire ouvre toute l’année les portes de son château et de son parc. Le prestigieux château de Chaumont-sur-Loire fut notamment la propriété d’une reine, Catherine de Médicis. Avec de magnifiques jardins à thèmes, des jardins dit « à l’anglaise ».

La chambre présente la plus ancienne tapisserie conservée dans les collections du Château, tissée à Tournai à la fin du XVème siècle (L’Histoire de Persée et de Pégase, Mythologie). On peut également remarquer le portrait en pied de Catherine de Médicis (copie réalisée au XIXème siècle), une tapisserie de la manufacture des Flandres de la fin du XVIème siècle (L’Histoire de David et Abigail) ainsi qu’un remarquable lit du XIXème siècle, de style Henri II.

Durant la seconde moitié du XIXème siècle, au sein de l’aristocratie, le cheval occupe une place prééminente. Il est nécessaire à l’organisation des chasses à courre et encore le moyen le plus répandu de traction. Le noble seigneur affiche ses armes peintes sur sa voiture et montre la magnificence des livrées de ses valets de pied. En 1877, le couple princier confie à l’architecte de renom, Paul-Ernest Sanson, la réalisation d’écuries qui se doivent d’être somptueuses et les plus modernes d’Europe. Le maître d’œuvre opte pour un ensemble en brique et pierre (la brique est utilisée couramment à la fin du XIXème dans la construction des palais équins), mais réutilise cependant un élément sculptural ancien, visible sur les façades du château (frise sculptée où alternent le double « C » de Charles II de Chaumont et la montagne en flammes).

L’écurie dite des demi-sang reçoit les chevaux d’attelage destinés à tirer les voitures hippomobiles. Celle-ci se compose de stalles dans lesquelles sont attachés les animaux lorsqu’ils ne sont pas attelés. Ce bâtiment conserve intact depuis 1877 son aménagement intérieur : stalles, cartouches portant le nom des chevaux, bancs, mangeoires et abreuvoirs en fonte surmontés d’une plaque en fonte émaillée polychrome, boules et crochets en laiton, lampes à arc. Les parois de bois sont garnies de tapis brosse, afin que les chevaux ne se blessent pas les flancs. Au mur, de l’écurie, dans un encadrement de bois sculpté, un panneau d’ordres indique pour chaque heure de la journée, les tâches à accomplir pour les palefreniers et les valets d’écuries.

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